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"BY ANY MEANS NECESSARY"
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"BEWARE THE SILENT"
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Review: Rezistor - Beware the Silent
[Author: S.Y.L. - Published on: Pavillon 666]


Mis à part NEGURA BUNGET et peut-être MAGICA , les groupes de metal roumains ne sont pas les plus reconnus sur la scène internationale. Pourtant, le metal est actuellement en développement en Roumanie, comme l'atteste l'apparition de plus en plus de formations au cours des années deux mille.

Parmis celles-ci voici REZISTOR, formé en 2008, avec notamment la présence des anciens bassiste et batteur de ...MAGICA. Les grands esprits se rencontrent. Les musiciens dévoilent aujourd'hui leur premier album, brandissant bien haut la bannière du "thrash oldschool".

REZISTOR a ainsi choisi de produire "Beware the silent" par eux-même pour (je cite) "conserver un son brut oldschool [...] sans artifices ni procédés mordernes". Pour le coup, l'exercice est pleinement réussi, bien que pour une autoproduction réalisée sous cette optique là, le rendu sonore soit plutôt bon (mis à part du coté de la batterie).
Et quoi de mieux que le "thrash" pour s'insurger contre les injustices, contre la corruption et dénoncer une société uniformisée ? Si les thématiques sont classiques, la musique l'est tout autant, l'originalité n'étant pas une des caractéristique de "Beware the silent".
Rythmiquement identiques, les compositions reprennent avec basicité les ingrédients typiques de tout un genre.
Basique ? Classique ? Oui, mais cela fonctionne toujours. Le côté sans chichis, live branché directement sur l'ampli sans balances fait vraiment plaisir à entendre. Amis des compositions alambiquées ultra réfléchies ? Votre place n'est pas ici. REZISTOR aime le simple, le direct et l'efficace. Le chanteur ne donne pas non plus dans la fine dentelle, avec une voix bien bourrue, plutôt grave, à la limite du growl.

Un album sans surprise, pas tout à fait, puisque le disque présente un titre final chanté en roumain. Nommée "De partea mea", cette piste très réussie ferait presque regretter de ne pas avoir l'intégralité des textes chantés dans la langue natale des musiciens, une langue tout aussi efficace que l'anglais, sinon plus en terme de sonorité et surtout plus authentique.
En revanche, 8 titres pour un total de 30 minutes, c'est vraiment trop court. Surtout qu'avec un tel degré de composition, le groupe aurait largement pu écrire 5 morceaux de plus.
À l'ère des synthétiseurs, de l'électronique, du mix, des batteries triggées, REZISTOR offre une petit retour aux racines du "thrash", une parenthèse agréable bien que manquant d'un peu de puissance.